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juil 28
Voilà ça faisait un petit moment que je me posais des questions sur ces tonnes de papiers qui envahissent nos boîtes aux lettres. L’impression tenace qu’il y en avait de plus en plus ne me lâchait pas et j’ai voulu en avoir le cœur net. Cette semaine, j’ai enfin décidé de me pencher sur la question et de tenter une petite expérience…
Protocole expérimental
Il est on ne peut plus simple. J’ai mis de côté toutes ces publicités dont on nous inonde pendant une semaine pour pouvoir me faire une idée du volume que cela représente. A l’aide d’une petite balance de cuisine, il est simple de mesurer la pollution de ces prospectus…
Résultats
- 983 g de publicités
- 13 publicités différentes (2 journaux type petites-annonces, 6 super/hypermarchés et 5 d’enseignes variées)
Analyse
Pour commencer, ce chiffre : 983 g. Oui vous avez bien lu, ma boîte aux lettres a reçu pratiquement 1 Kg de papier sans que je demande rien à personne en 1 semaine ! On ne se rend pas bien compte, et c’est bien là le drame, en récupérant chaque jour quelques publicités que ça peut représenter un tel volume.
On imagine ce que cela donne à l’échelle de mon immeuble de 20 appartements : 20 Kg de papier gaspillé. J’utilise bien le verbe gaspiller car rares sont les personnes qui s’attardent sur ces papiers ou, si elles le font, l’efficacité de la publicité est à mon avis assez limitée. Maintenant si on se projette à l’échelle de la ville, du pays, puis du monde, on peut vite être pris d’écœurement devant la perspective de tous ces arbres abattus pour rien. Bien sûr, une grande partie est faite de papier recyclé, mais il pourrait quand même trouver un bien meilleur usage. Et puis, recycler du papier, ça consomme de l’énergie…
En y regardant de plus près, ce kilogramme de papier perdu est atteint par 13 publicités différentes, ce qui nous fait une moyenne de 75 g par prospectus, c’est beaucoup mais légèrement faussé par un catalogue de bricolage pesant à lui seul 229 g. Cependant il n’est pas rare de recevoir ce genre de catalogue, j’ai donc décidé de ne pas le retirer des statistiques.
Le papier n’est pas la seule ressource que ces publicités non sollicitées dépensent. Il faut en effet de l’énergie pour les acheminer jusque dans nos boîtes aux lettres ! Dans le lot, il y a quand même une réclame pour un magasin se trouvant à 20 Km de mon domicile. On imagine donc la quantité de documents qui a été imprimée s’ils ont cherché à les distribuer au moins jusqu’à 20 Km du magasin…
Pour finir n’oublions pas que de l’encre polluante est également utilisée pour l’impression ! Et certains ne se privent pas pour essayer de nous en mettre plein la vue avec du papier et une impression de qualité, parfois dans des tailles gigantesques !
Solution
Après avoir fait état de tout ce gaspillage, je me décide (enfin!) à agir.
Mais comment agir ? Je n’ai rien demandé à personne et par le simple fait d’avoir un domicile, je devrais être responsable de cette pollution ? Pas question ! Non je ne vais pas non plus aller vivre dans la forêt je vous rassure !
Première solution, évidente : recycler, bien sûr ! Je le faisais déjà, et j’espère que vous aussi ! Mais je souhaite allez plus loin.
Deuxième solution : L’étiquette Stop Pub à coller sur la boîte aux lettres. Ça fait une éternité que je dois le faire mais ma petite expérience m’a décidé. Alors où se la procure-t-on ?
- dans la plupart des mairies,
- à l‘accueil ou à la caisse centrale de certaines grandes surfaces,
- auprès d’une association de défense de l’environnement ou des consommateurs,
- ou alors en l’imprimant à partir de la version PDF.
Évidemment, le fait de mettre cet autocollant ne va pas immédiatement produire moins de déchets. Les prospectus sont imprimés à l’avance et les publicités que mon autocollant Stop Pub vont retirer de ma boîte aux lettres vont quand même atterir quelque part. Ce qui est fait est fait. Cependant, si nous sommes nombreux à apposer cet autocollant, on peut espérer que les différentes enseignes vont commencer à produire moins de ces prospectus !
Pour aller plus loin
Consultez le site officiel de Stop Pub.
Mots-clefs : papier, prospectus, publicité
mai 07
Réduire sa consommation de viande est un acte très important pour la survie de notre espèce. C’est un acte écologique, mais aussi éthique. La production de boeuf est extrêmement gourmande en énergie et en eau. Je crois que des images valent ici bien mieux que des mots. Aussi je vous invite à regarder deux vidéos (je sais, ça prend du temps, mais ça en vaut la peine) :
- la première, que vous avez sans doute déjà vue, est le film Home de Yann Arthus-Bertrand.
- la deuxième, moins connue, est Earthlings de Shaun Monson (entre autres).
Attention : cette vidéo est très dure, les images sont parfois extrêmement dérangeantes.
J’ai regardé Earthlings. J’ai pleuré, et j’ai manqué de vomir au moins 3 fois. Je ne peux plus manger un morceau de viande sans imaginer la souffrance que l’Homme a infligée à l’animal pour que je puisse avoir une tranche de cette pauvre bête dans mon assiette. J’ai donc décidé de considérablement réduire ma consommation de viande à une ou deux fois par semaine seulement. Puis, à moyen terme, j’aimerais devenir végétarien. L’apport en protéines peut être garanti par autre chose que la viande, notamment le tofu ou le seitan. Les céréales, accompagnées de légumineuses (haricots, pois, lentilles, soja, …), permettent un apport suffisant en acides aminés essentiels ; le quinoa, quant à lui, est une rareté de la nature : il contient tous les acides aminés, il est très digeste, sans gluten et très pauvre en lipides. Si le sujet vous intéresse, voici un guide pour devenir végétarien.
mar 31
 Savon de Marseille
Pour vous laver les mains mais aussi le corps, évitez les savons liquides ou les gels douches vendus dans des flacons en plastique qui finissent à la poubelle. Préférez les recharges, ou mieux, des savonnettes : c’est plus naturel et il n’y a quasiment pas d’emballage (une simple feuille de papier). Le top du top, c’est d’acheter ses savonnettes au détail, sur le marché par exemple, sans emballage : il n’y a pas plus respectueux de l’environnement. De plus, le savon naturel est bien meilleur pour la peau car il ne contient aucun produit chimique, comme le parabène. Bien meilleur pour la peau, mais aussi pour l’environnement : la recherche dans le domaine de la cosmétique est très gourmande en énergies et utilise beaucoup d’animaux pour tester les produits.
mar 31
Après la douche, le carrelage du bac à douche est souvent plein de gouttelettes d’eau. Cette eau, en séchant, provoque un dépôt de calcaire sur le carrelage, que vous devez nettoyer assez souvent si vous souhaitez qu’il garde son éclat. Pour vous évitez d’utiliser trop de produit anti-calcaire, mais aussi pour vous épargner cette corvée, procurez-vous une petite raclette à vitres que vous passerez sur le carrelage après chaque douche (ça prend une minute) : plus d’eau qui sèche sur le carrelage, moins de dépôt de calcaire ! Économie de produit d’entretien, mais aussi de temps passé à nettoyer tout ça !
mar 29
Qu’est-ce qu’un marché ? C’est un événement qui a lieu sur une place durant lequel des marchands, souvent producteurs, viennent vendre leurs produits, souvent des produits frais, locaux et de saison. On y trouve principalement des fruits et des légumes, mais aussi du fromage, du poisson, de la viande, du pain, des arômes mais aussi des vêtements et des cassettes d’Yvette Horner ou d’André Verchuren. Les produits y sont beaux, frais, à l’air libre, sans éclairage artificiel.
Qu’est-ce qu’un supermarché ? Contre toute attente, ce n’est pas un très grand marché, non non. C’est un bâtiment fermé, souvent en tôle, climatisé et éclairé (et donc très gourmand en énergie), auquel on se rend en voiture et dans lequel on vend aussi des produits. Mais on ne sait pas d’où ils viennent ni comment ils se retrouvent sous cette forme. Les produits sont prêts à être mis dans un cabas ou un Caddie. Les consommateurs prennent tous leurs produits pré-emballés, passent devant une hôtesse de caisse (aussi appelée caissière) payent l’intégralité en une fois et placent les marchandises déjà sur-emballées dans des sacs en plastiques, devenus payants depuis peu.
Vous savez déjà tout ça, j’en suis sûr.
Si comme moi vous avez la chance qu’un marché se déroule près de chez vous, allez-y une fois. Prenez un panier (en osier, par exemple) et achetez vos fruits et légumes. Après que le marchand les a pesés, placez-les dans votre panier, sans sac plastique. Vous allez voir que la tomate rouge sur l’étal du marchand est aussi rouge dans votre assiette. On ne vous ment pas sur la couleur des oranges : belle illusion d’optique que le filet rouge qui, de loin comme de près, modifie de façon très nette la couleur des fruits qu’il contient !

De même avec les courgettes : tiens, elles sont dans un filet vert !

Achetez votre fromage frais, que le fromager coupe devant vous et pour vous, et qu’il emballe dans un simple morceau de papier. Pas de barquette en polystyrène ni de cellophane pour garder le fromage au frais en attendant qu’un consommateur pressé veuille bien le délivrer du rayon réfrigéré dans lequel il se meurt depuis plusieurs jours déjà.
Achetez votre pain frais, sans feuille de plastique autour…
Le problème de maths
Nous sommes en France.
Supposons qu’une personne sur deux, faisant partie de la tranche d’âge 20-64 ans, fasse les courses en supermarché (soit 19 millions de français).
En admettant que, pour leurs courses, ces personnes utilisent 3 sacs en plastique par semaine.
On sait qu’un sac plastique pèse en moyenne 6 grammes.
Quelle est quantité de plastique utilisée annuellement en France pour le transport des aliments du magasin au domicile ?
Réponse : 19 000 000 x 3 x 6 x 52 = 17 784 000 000 grammes. Soit 17 784 tonnes de plastique qui ont été transformées dans le seul but de retourner à la poubelle après avoir servi 30 minutes. Et je ne parle pas des barquettes en polystyrène qui servent à emballer de la viande ou du poisson…
Pour finir, une remarque de Yann Arthus-Bertrand, dans l’émission Vu du ciel, sur France 3 : le sac plastique c’est 1 seconde pour le fabriquer, 20 minutes d’utilisation…et 400 ans pour que la nature en vienne à bout.
Mots-clefs : emballages, marché, qualité, supermarché
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